Il y a des périodes où tout semble avancer avec fluidité…
Et d’autres où chaque pas demande deux fois plus d’énergie.
Depuis plusieurs mois, notre petite entreprise traverse une phase plus exigeante. Rien de spectaculaire. Rien de dramatique. Mais une accumulation de défis bien réels qui testent la résilience.
Entreprendre, ce n’est pas une ligne droite.
Depuis la dernière année, comme plusieurs commerçants, j’ai senti un changement bien réel dans les habitudes d’achat. Les familles font plus attention. Elles priorisent l’essentiel. Elles reportent certains achats.
Et je les comprends profondément.
Cette réalité a entraîné une baisse de revenus graduelle à la boutique. Pas un effondrement, mais une pression suffisante pour m’amener à prendre une décision responsable : accepter un deuxième emploi temporaire.
Ce choix a été fait par prudence. Pour protéger l’entreprise. Pour préserver la stabilité de ma famille. Pour garder le cap à long terme.
Puis sont survenues des complications locatives imprévues. Sans entrer dans les détails — parce que la discrétion et le respect demeurent essentiels — des démarches officielles ont dû être entreprises auprès du TAL afin de protéger mes droits et ceux de l’entreprise.
Ces complications m’obligent aujourd’hui à restaurer un logement situé dans un immeuble qui me tient particulièrement à cœur. Un bâtiment important pour moi, pour ma famille et pour notre communauté. Ce projet représente bien plus qu’un simple investissement : c’est un engagement envers l’histoire d’Acton Vale et envers la pérennité de ma boutique.
Ces procédures prennent du temps. Beaucoup de temps.
Et pendant ce temps, les obligations financières, elles, continuent.
Des travaux importants doivent être entrepris : décontamination, remise en état, pertes de revenus locatifs temporaires. Ce sont des réalités qui ne paraissent pas en vitrine, mais qui ont un impact bien concret sur une petite entreprise indépendante.
Quand on cumule :
• un ralentissement économique
• une baisse d’achalandage
• des obligations financières fixes
• des imprévus immobiliers
• et un deuxième emploi pour maintenir l’équilibre
… les journées deviennent plus longues.
Être entrepreneure, ce n’est pas seulement créer de belles vitrines ou lancer de nouveaux produits.
C’est absorber les imprévus. Ajuster. Se relever. Continuer.
Malgré tout, la mission demeure intacte :
• Offrir un service de couture professionnel et humain
• Proposer des produits durables et réfléchis
• Développer ma marque Mama & Tralala avec ambition
• Faire vivre un commerce de proximité enraciné ici
Aiguilles & Artisane demeure un projet construit avec cœur et vision.
Oui, la période est exigeante.
Oui, les défis se sont enchaînés.
Mais abandonner n’a jamais fait partie du plan.
Si j’ai choisi de parler ouvertement aujourd’hui, ce n’est pas pour susciter la pitié.
C’est pour partager la réalité derrière les coulisses d’une petite entreprise québécoise.
Chaque achat local.
Chaque mot d’encouragement.
Chaque partage.
Chaque collaboration.
Ça compte. Vraiment.
Les jours meilleurs ne tombent pas du ciel.
Ils se construisent.
Point par point.
Client par client.
Projet par projet.
Merci de faire partie de cette histoire, même dans ses chapitres plus exigeants.
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Avec gratitude,
Audrey-Ann
Aiguilles & Artisane